Bure, village de moins de 100 habitants situé à l’extrême Sud de la Meuse, a dernièrement inauguré une salle des fêtes flambant neuve. La commune s’apprête également à lancer la construction d’un hôtel-restaurant de 14 chambres. Ces équipements font en fait partie de l’accompagnement économique d’un territoire qui a accepté d’accueillir les cochonneries nucléaires de la France entière.
Si certaines organisations, comme le Groupe BLE Lorraine et le Parti Lorrain, continuent de contester le projet, les réticences restent assez faibles, compte tenu des retombées économiques, notamment en termes d’emploi, et de la manne financière que cela représente. Les responsables économiques locaux souhaitent en effet l’installation et le développement d’une filière industrielle centrée autour des métiers du nucléaire. Il faut dire qu’avec l’argent du nucléaire, les « volontaires » ont eu 80 % de subventions pour refaire leurs façades. Tous les ans, chacun a un bon de 35 euros pour fleurir devant sa maison.
Depuis 2005, il existe un pseudo laboratoire souterrain chargé de vérifier la faisabilité du projet. C’est seulement après le débat public en 2013 et la décision politique de créer ou non un centre de stockage en 2016, que pourraient commencer les travaux pour un montant, au bas mot, de 15 milliards d’euros.

1. 28/12/2011
L’hérésie de l’ANDRA à Bure prolongée !
L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) a dernièrement obtenu la prolongation jusqu’au 31 décembre 2030 de son autorisation d’exploiter son laboratoire souterrain situé à Bure, dans la Meuse, selon un décret paru au Journal Officiel. Le document précise que « les investigations, expérimentations et essais en laboratoire souterrain ont pour objet de réunir les données nécessaires à l’exploitation d’un éventuel stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Les recherches menées doivent notamment permettre d’« approfondir la connaissance des phénomènes physico-chimiques, mécaniques et thermiques », de « développer, optimiser et mettre au point les méthodes de construction et d’exploitation d’un stockage » et de « mettre au point des méthodes de scellement des ouvrages et de remblaiement de galeries ».
Rappelons que l’ANDRA développe chez nous depuis 1998 un projet de « tombeau » des déchets radioactifs les plus dangereux produits en France par le nucléaire civil et militaire qui devrait être mis en service en 2025. Le Centre Industriel de Stockage Géologique (Cigéo) doit servir à confiner pendant des siècles plus de 100 000 mètres cube de déchets nucléaires à haute et moyenne activité radioactive et à vie longue (HA/MA-VL).
Le laboratoire de Bure est composé d’installations en surface (locaux administratifs, ateliers, laboratoires et bâtiment d’accueil du public), sur une superficie d’environ 17 hectares, ainsi que de plus de 700 mètres d’installations souterraines situées à 445 et à 490 mètres de profondeur.
Avec cette nouvelle phase, l’ANDRA entend désormais passer à « la démonstration » en vue d’une demande d’autorisation de construction du stockage prévue pour 2016.
Le Groupe BLE Lorraine est opposé depuis le début à l’édification de cette poubelle nucléaire française en terre lorraine.
2. 11/11/2011
Malgré le soutien de son conseil municipal, le maire de Bonnet reste isolé parmi les élus du secteur. Sa commune de 217 habitants a beau être située sur la ZIRA (Zone d’Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie), et percevoir, à ce titre, des subventions à hauteur de 500 euros par habitant et par an, il demeure un opposant farouche au centre d’enfouissement (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/24/bonnet-dit-non-a-lenfouissement-des-dechets-nucleaires/). « Contrairement à ce que nous raconte l’ANDRA, le dossier n’est pas mûr. Mais le débat est clos avant même d’avoir eu lieu : l’enfouissement est devenu la solution unique », objecte l’édile.
Opposé sur le fond, il dénonce tout autant la méthode des pouvoirs publics, qu’il juge suspecte : « Je n’ai jamais vu des entreprises débarquer avec des valises de billets pour faciliter leur implantation. En général, c’est l’inverse qui se produit ». Pour lui, « acheter ainsi les consciences, c’est trop facile », soupire celui qui fustige aussi les rivalités exacerbées au sein de la communauté des 19 communes du Val d’Ornois, entre celles qui bénéficient des aides financières et les autres.
(Source : Le Républicain Lorrain du 25/08/2011)
3. 04/05/2011
Si les déchets français sont enfouis à Bure, qui dit que la France n'acceptera pas de stocker les déchets d'autres pays, afin de faire un peu de business nucléaire au détriment de la Lorraine ? Pour certains, toutes les rentrées d’argent sont bonnes, non ?
4. 16/03/2011
Entre la centrale nucléaire de Cattenom et ses 4 réacteurs au Nord, celle de Chooz dans les Ardennes à 150 km à l’Ouest de Longwy et celle de Fessenheim en Alsace à 140 km à l’Est d’Epinal, les possibilités d’échappatoire en cas de scénario catastrophe pour les Lorrains sont rares. D’autant plus qu’avec le futur centre d’enfouissement des déchets radioactifs à vie longue dans le Sud de la Meuse à Bure, nous serons complètement cernés. Le stockage devrait y démarrer en 2025. Une date à laquelle l’étau nucléaire se refermera définitivement sur la Lorraine.
5. 16/03/2011
En raison de leur topographie accentuée, l’Alsace, et dans une moindre mesure la Lorraine, sont des territoires à sismicité modérée. Cela signifie que l’activité sismique y est régulière, mais essentiellement constituée de séismes de faible magnitude. Même s’ils sont parfois perçus par la population, ils engendrent rarement des dégâts. Ainsi, dans les Vosges, il y a tous les jours des séismes de magnitude 1 ou 2, des séismes de magnitude 3 plusieurs fois par an et un séisme majeur de magnitude 4,5-5, qui est perçu et fait quelques dégâts, tous les 4-5 ans. L’épicentre est essentiellement localisé au niveau des Vosges et de la Forêt Noire. On retrouve encore dans cette zone un système de failles tectoniques encore actives qui crépitent assez régulièrement. Par exemple, sur le versant occidental des Vosges, il y a un ensemble de failles qui créent de la sismicité. Le dernier séisme bien connu, proche d’une magnitude 5, est celui de Rambervilliers, survenu en février 2003. Rappelons enfin que la Lorraine avait été touchée en 1356 par un séisme qui s’était produit à Bâle et dont la magnitude a été estimée à 6,5 sur l’échelle de Richter.
6. 27/01/2011
Les déchets nucléaires se sont dernièrement invités bruyamment dans la campagne des cantonales en Meuse, avec, au cœur de la polémique, le laboratoire de Bure. Ainsi, le maire de Verdun appelle à résister contre l’implantation de cette « poubelle nucléaire » à court terme, puisque la loi prévoit la mise en service du centre d’enfouissement dès 2025.
« Face à cette trahison condamnable qui insulte l’avenir en agressant notre jeunesse d’aujourd’hui et de demain, il n’y a plus d’autre solution que d’en appeler à l’opinion et à la mobilisation publiques ».
C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine appelle chaque Meusien et chaque Lorrain à résister encore et toujours, afin de préserver l’avenir de notre belle province et de ses générations futures.
7. 29/10/2010
Déchets nucléaires en Lorraine : la sécurité passera après
Lors de sa dernière visite dans la Meuse, Henri Proglio, PDG d’EDF, n’a trouvé sur place que des encenseurs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/03/les-compensations-de-bure/). Il faut dire que ce beau monde avait pris soin de s’enfermer dans un cordon de gendarmes des plus impressionnants. Aucun citoyen et aucune association n’ont donc pu émettre des critiques argumentées et donc poser des questions embarrassantes, mais pertinentes. Pourtant, de bien mauvaises choses pour la Lorraine et les Lorrains se trament en coulisse, le tout sous l’approbation ouverte des élus…
Selon le journal Les Echos, Henri Proglio aurait écrit une lettre au ministère français de l’environnement, car il s’inquiéterait de l’explosion des coûts de l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/dechets-nucleaires/). Car il est presque acquis désormais qu’EDF souhaite enfouir ses déchets « moyenne et haute activité vie longue » sur ce site. En effet, la facture officielle de 15 milliard d’euros passerait à 35 milliards, au vu des nouvelles normes de sûreté, sachant que ce chiffre ne serait « pas définitif ». Ce qui pose la question du coût réel d’un tel projet, en partie financé par les consommateurs d’électricité et les contribuables. En tout état de cause, 35 milliards d’euros, pour un pays qui n’a plus un sou vaillant en caisse, cela laisse tout de même perplexe !
En réalité, lorsque Monsieur Proglio pousse un tel coup de gueule, ce n’est bien entendu pas pour défendre le porte-monnaie des consommateurs-contribuables, mais bien pour se débarrasser au moindre coût des encombrants déchets de l’industrie nucléaire. En effet, il faut savoir que d’un point de vue légal, EDF doit financer 80 % du centre de stockage, contre 15 % pour le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Les autres producteurs de déchets comme Areva & Co se partageant le reste. Il n’est donc pas étonnant dans ce cas qu’EDF souhaite assurer lui-même la construction du projet de stockage profond des déchets nucléaires prévu dans la Meuse, alors que c’est actuellement l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) qui exerce la maîtrise d’ouvrage de la partie traitement des déchets nucléaires.
Entre sûreté et économie, le choix est donc vite fait, d’autant qu’en raison de failles géologiques locales, le projet d’enfouissement à Bure, si par inconscience il se faisait, ne serait pas … étanche. Par conséquent, la sûreté s’avère un mythe, ou pire, un mensonge.
(Sources : Communiqué de l’association CEDRA, Les Echos, Le Républicain Lorrain)
8. 29/10/2010
En réalité, quand Edf fait pousser un blockhaus à Bure pour y stocker ses archives, l’entreprise se fait en quelque sorte un cadeau à elle-même.
9. 03/10/2010
Les compensations de Bure
ERDF a lancé plusieurs projets de « compensation » dans le cadre de la construction de son centre de stockage de déchets nucléaires, à Bure, dans la Meuse, pour lequel l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) poursuit ses investigations dans son laboratoire expérimental, à plus de 500 mètres sous terre.
Au programme figure donc un centre d’archives, un gros cube en rase campagne imaginé par le cabinet Lan Architecture. D’une superficie totale de 6 000 mètres carrés, dont 1 400 mètres carrés de surface au sol, ce dernier possédera 70 km de rayonnage. Le chantier, qui aura duré dix-sept mois, devrait s’achever cet automne. Le bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale), pour le moins futuriste, abritera les archives industrielles d’EDF pour les 150 prochaines années. Les travaux ont coûté 10 millions d’euros, dont 8,7 réalisés par des entreprises locales. Ce centre permettra de créer 16 emplois.
De même, à Velaines, près de Bar-le-Duc, une plateforme logistique devrait bientôt optimiser l’approvisionnement des pièces de rechange utilisées sur le parc nucléaire en France. Dans cette optique, un bâtiment de 45 000 mètres carrés, dont 39 000 pour le stockage, sera construit pour accueillir un million de pièces. A noter que cette plateforme devrait être opérationnelle début 2013 avec 60 emplois à la clé. 2 500 mètres de locaux supplémentaires, dont des salles blanches, seront par ailleurs réalisés. Ceux-ci seront dédiés à la conservation de composants électroniques. L’ensemble de cette opération représente un investissement de 30 millions d’euros.
En conclusion : super on se récolte les déchets radioactifs de la France et on obtient en échange un centre d’archives et une plateforme logistique ! Intéressant comme deal. A cause de la passivité du bon peuple lorrain, Paris et l’ANDRA font ceux qu’ils veulent. C’est open par ici. Quelle honte et quelle naïveté des élus qui conclu un tel pacte avec le Diable.
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1. Par BLE Fondation le 25/01/2012
Aujourd’hui, il n’existe aucun témoignage du prodigieux développement industriel de la chapellerie et ...