Déchets nucléaires

Cette page est exclusivement consacrée aux enjeux et aux problématiques d'un potentiel et futur enfouissement de déchets radioactifs en Lorraine. Les deux films présentés, l'un en français, l'autre allemand, vous permettront de vous sensibiliser à la gestion des déchets nucléaires de manière didactique et pédagogique.
  
Avec le laboratoire de Bure dans la Meuse, la Lorraine est en ligne de mire pour ce qui est du stockage et de l'enfouissement de déchets radioactifs. Un bras de fer s'est engagé avec l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs). Les BLE ne veulent en aucun que la Lorraine devienne la poubelle nucléaire de la France. Nous avons donc entamé une action militante en ce sens, avec la sensiblisation du grand public, des élus et des décideurs à ce problème majeur qui menace aussi bien la santé des Lorrains, les paysages et la biodiversité de notre province, ainsi que l'exploitation de souces d'énergie durables et saines comme la géothermie. Afin de défendre les intérets de la Lorraine et des Lorrains sur cette question, nous avons décidé de nous associer à la Fédération Grand Est Stop Déchets Nucléaires. Vous trouverez, dans le cadre de ce partenariat, une étude accablante sur les déchets nucléaires en Lorraine généreusement fournie par cet organisme.
 
Voir également: Paul Huvelin, L'ANDRA, la transparence et la démocratie: déchets nucléaires et hypothèque de la géothermie en Lorraine, mars 2009
Lire notre reportage sur le laboratoire et sur le site de stockage de Bure : Enquête Bure
 
Mais aussi notre article :
 
 
  
Déchets nucléaires ou l’éternité empoisonnée
  
Primé à de nombreuses reprises, Info Eternity, un film réalisé par Michael Madsen, évoque les questions, les enjeux et les problèmes du site d’enfouissement des déchets nucléaires finlandais. Comparable à la poubelle radioactive de Bure, cette nécropole souterraine, creusée à 500 mètres de profondeur, ne recèlerait-elle pas une face délibérément cachée ?
 
 
 
 
Il faut dire que le nom donné par les Finlandais à ce cimetière souterrain est sans équivoque : « Onkalo », ce qui signifie la cachette, en finnois. Autrement dit, une appellation en forme de message subliminal qui reflète bien l’intention partagée par tous les docteurs Folamour des pays nucléarisés. Plus révélateur encore, la Belgique a donné le nom de « HADES » à son site, ce qui renvoie directement aux Enfers de la mythologie grecque. La France, pour son site de Bure, s’est quant à elle très longtemps cachée derrière le pseudonyme de « laboratoire » avant que l’ANDRA, promoteur de la poubelle souterraine, ne lance tout récemment une improbable appellation : « Cigéo ». Un mytho peut donc en cacher un autre.
 
Car il s’agit tout de même d’une décharge radioactive démesurée creusée pour y déposer les pires déchets que l’homme n’ait jamais produits. Des poisons dont la radioactivité reste mortelle sur des temps invraisemblables, sur 6 000 générations au bas mot. Des poisons qu’aucun pays au monde ne sait rendre inoffensifs. Dès lors, nous pouvons tous nous poser des questions : notre génération n’aurait-elle pas joué avec un feu qu’elle ne maîtrise pas ? N’aurait-elle pas joué à l’apprenti sorcier avec cette énergie nucléaire ? N’est-elle pas, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en train de léguer un héritage empoisonné à ses descendants, et aux descendants de ses descendants ?
 
Néanmoins, il se pourrait bien que la curiosité des générations à venir n’ait pas à s’exercer. L’exemple français est un cas d’école. En effet, l’eau constitue le pire ennemi d’un stockage nucléaire souterrain. En dégradant les fûts, cette dernière se gorge de radioactivité et véhicule le poison au gré des déplacements des nappes phréatiques. Une équipe de scientifiques indépendants a dernièrement tiré la sonnette d’alarme : le sous-sol de Bure est gorgé d’eau et strié d’une multitude d’anciennes failles verticales que les séismes vosgiens tout proches pourraient rouvrir, conduisant très rapidement les eaux dans le stockage souterrain. Ce risque majeur est d’autant plus sérieux que le creusement d’une poubelle transformerait la zone souterraine en un véritable gruyère. Un chiffre longtemps tenu secret parle de lui-même : la longueur des galeries et autres alvéoles avoisinerait les 200 km, tant les masses de déchets nucléaires s’accumulent.
 
Enfin, comment interpréter le fait que dans le pays qui déclare à la face du monde comme celui des droits de l’homme, l’avis des populations soit aussi superbement ignoré ? Comme si seuls quelques scientifiques et élus, c’est-à-dire une fraction infime de la société, s’étaient arrogés le pouvoir de décider pour tous et pour des millénaires. Fait quasi unique dans l’hexagone, les populations de Lorraine et de Haute-Marne ont elles-mêmes lancé une pétition pour demander un référendum local.
 
Résultat : 45 000 signatures… balayées d’un coup de main par les autorités !
 
(Source : CEDRA)
  
 
Comment l’industrie nucléaire achète les élus meusiens

Bure, village de moins de 100 habitants situé à l’extrême Sud de la Meuse, a dernièrement inauguré une salle des fêtes flambant neuve. La commune s’apprête également à lancer la construction d’un hôtel-restaurant de 14 chambres. Ces équipements font en fait partie de l’accompagnement économique d’un territoire qui a accepté d’accueillir les cochonneries nucléaires de la France entière.

Si certaines organisations, comme le Groupe BLE Lorraine et le Parti Lorrain, continuent de contester le projet, les réticences restent assez faibles, compte tenu des retombées économiques, notamment en termes d’emploi, et de la manne financière que cela représente. Les responsables économiques locaux souhaitent en effet l’installation et le développement d’une filière industrielle centrée autour des métiers du nucléaire. Il faut dire qu’avec l’argent du nucléaire, les « volontaires » ont eu 80 % de subventions pour refaire leurs façades. Tous les ans, chacun a un bon de 35 euros pour fleurir devant sa maison.

Depuis 2005, il existe un pseudo laboratoire souterrain chargé de vérifier la faisabilité du projet. C’est seulement après le débat public en 2013 et la décision politique de créer ou non un centre de stockage en 2016, que pourraient commencer les travaux pour un montant, au bas mot, de 15 milliards d’euros.

Depuis 2000, les producteurs des futurs déchets nucléaires sont tenus de payer une taxe qu’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour la Meuse reversent ensuite à des projets locaux qui y postulent. Ces fonds, qui proviennent à 78 % d’EDF, à 17 % du Comité à l’Energie Atomique (CEA) et à 5 % d’Areva, sont de plus en plus importants. Depuis l’an dernier, ils atteignent 30 millions d’euros par an. Ils permettent de financer la réhabilitation et la construction de locaux d’entreprises, de logements, de routes ou encore récemment d’une unité Alzheimer. Certaines communes deviennent même dangereusement dépendantes des fonds du GIP pour leurs projets, à l’image de Bar-le-Duc, qui finance un tiers de sa nouvelle gare multimodale, la requalification de son centre-ville et son festival Renaissance grâce à ces fonds. L’argent sert également à créer de nouvelles activités ou à en relocaliser d’autres. Par exemple, à Bure, EDF a construit un centre pour ses archives industrielles et une plateforme logistique où seront stockées et réparées toutes les pièces de rechange des centrales nucléaires françaises (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/08/edf-investit-dans-la-meuse/). 65 emplois ont été générés par cette opération. Par ailleurs, un projet de gazéification de la biomasse est à l’étude et Areva a créé une zone d’activité, un centre d’archivage et une base logistique. Le site fait actuellement travailler près de 400 personnes. L’Agence Nationale pour la gestion des Déches Radioactifs (ANDRA) estime que le centre de stockage devrait employer entre 500 et 800 personnes en permanence durant un siècle.
Néanmoins, il convient de bien comprendre que ces retombées économiques sont artificielles et ne dureront qu’un temps. Elles servent à masquer des choses nettement moins avouables. En outre, la création d’une telle déchèterie radioactive va réduire à néant les atouts du département que sont le tourisme vert et l’agriculture.
 
Rappelons qu’une pétition lancée il y a deux ans a récolté plus de 40 000 signatures. Aucun pouvoir public n’y prête attention ! Un véritable scandale qui prouve une fois de plus les valeurs de notre démocratie et de la république à la française. Mais que ce soit par adhésion, indifférence ou pragmatisme, les
résistances restent timides devant cette manne financière à portée de main. Même une partie de la cinquantaine d’élus qui sont opposés à l’enfouissement des déchets radioactifs accepte les fonds du GIP ! 
 
Déchets nucléaires : la menace fantôme se confirme en Lorraine
 
La décision dans cinq ans d'autoriser d'implanter dans le Sud de la Meuse un site de stockage géologique de déchets nucléaires hautement radioactifs se prépare dans l'ombre.
 
 
Des travaux de reconnaissance géologique sismique à deux et à trois dimensions vont en effet prochainement être menés dans la Zone d'Intérêt pour une Recherche Approfondie (ZIRA). L'acquisition de données permettra la construction d'un modèle détaillé de la couche géologique (épaisseur, profondeur ...) avec une précision de quelques mètres, ainsi que la vérification de l'absence de failles mineures et le contrôle de la constance des propriétés de la couche à l'échelle de la ZIRA. Rappelons que le tracé de cette dernière a été proposé par l'Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) dans un rapport remis au gouvernement français en octobre 2009. Elle a été validée par Jean-Louis Borloo le 9 mars 2010 sur avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de la Commission Nationale d'Evaluation (CNE).
 
Si la France se lance dans la construction d'un stockage de déchets radioactifs de Haute et de Moyenne Activité à Vie Longue (HA-MAVL) issus principalement des combustibles irradiés sortis des centrales exploitées depuis plus de trente ans, cela se fera dans des galeries creusées à 500 mètres sous terre, qui occuperont en surface 15 km2 situés à l'intérieur des 28 km2 de cette ZIRA.
 
Quant à l'avis des sept communes du Sud de la Meuse, dont le territoire est concerné par cette ZIRA, tout le monde s'en balance. En effet, si l'une d'entre elles s'avisait à consulter ses citoyens-électeurs par référendum, celui-ci serait déclaré « illégal », puisque l'établissement de la ZIRA comme l'implantation du futur centre de stockage relèvent, selon la loi française, de la compétence du gouvernement et non de la commune. Tout a donc été verrouillé pour que la Lorraine accueille les déchets nucléaires de la France (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/dechets-nucleaires/). Et l'avis négatif du conseil municipal de la commune de Bonnet (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/24/bonnet-dit-non-a-lenfouissement-des-dechets-nucleaires/), seul sur les sept à avoir délibéré, pourrait tout au plus être assimilé à un vœu de charité. C'est scandaleux. Là, il y a vraiment danger. Il est grand temps que les Lorrains s'en rendent compte !
 
Dans les panneaux d'affichage des mairies un nouveau règlement a déjà été intégré. Un arrêté préfectoral du 23 mars 2010 qui donne « autorisation de pénétrer dans les propriétés publiques et privées en vue d'acquérir des données scientifiques permettant de délimiter les zones susceptibles de recevoir la construction d'un centre de stockage en couche géologique profonde pour les déchets radioactifs à haute activité et à vie longue ». Celui-ci stipule encore que le personnel de l'ANDRA et ceux des entreprises de travaux accréditées par cet établissement public « pourront pénétrer dans les propriétés publiques et privées closes ou non closes, (à l'exclusion des locaux consacrés à l'habitation) et dans les bois soumis au régime forestier. Ils pourront y planter des balises, y établir des jalons, piquets et repères, y pratiquer des relevés topographiques, des travaux d'arpentage et de bornage, des opérations de recherche géophysiques ainsi que des sondages, forages et carottages associés, y faire des abattages et élagages nécessaires et autorisés par la loi et autres travaux ou opérations que les études rendront indispensables ».
 
Selon Paris, ces travaux doivent être menés « de sorte que la demande d'autorisation d'un stockage réversible puisse être instruite en 2015, dans la perspective d'une mise en exploitation en 2025 ».
 
Dans cinq ans, le stockage géologique des déchets hautement radioactifs dans le sous-sol lorrain pourrait devenir bien réel. Terrifiant.
 
Dans une autre logique, le président du conseil général de la Meuse s'est dernièrement emporté pour qu'une révision des fonds d'accompagnement du projet, pour l'instant établis équitablement à 30 millions d'euros par an pour chacun des départements de Meuse et de Haute-Marne, soit entamée. Si les galeries doivent être creusées dans le sous-sol de la Meuse, il demande dès maintenant 50 millions d'euros par an. Bien peu de chose en comparaison de la taxe professionnelle d'une centrale nucléaire implantée en surface...
 
(Source : Energies nouvelles)
 
 
Alors que tout le Grand Est de la France est toujours pressenti pour accueillir un centre de stockage et d’enfouissement de déchets nucléaires à vie longue en 2019, du fait de nombreux terrains géologiques présumés favorables, la Lorraine refuse, à juste titre, de devenir la poubelle radioactive de Paris. Une seule commune en Moselle, à savoir Baronville, avait dans un premier temps souhaité que l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) étudie sa candidature, fin octobre 2008. Cette dernière avait ainsi fait miroiter au maire la création d’environ 150 emplois et une potentielle manne financière et économique. Heureusement, 6 mois plus tard, la commune décidait d’abandonner la perspective d’un tel projet, préférant éviter la stigmatisation de « village fantôme de l’atome ». Le préfet de la Moselle, à savoir Bernard Niquet, n’avait alors absolument pas apprécié ce refus, prétextant que ces « réactions négatives » correspondaient à des signaux envoyés aux investisseurs », dans une province fortement touchée par la crise économique. A travers la rédaction de cet article, les BLE ne peuvent que s’insurger et condamner la position du représentant de l’Etat français. Car le renouveau lorrain et la revitalisation de notre territoire ne peut et ne doit en aucune manière passer par l’enfouissement de déchets nucléaires quelque soit leur nature. La Lorraine n’a encore une fois pas la vocation à devenir la poubelle radioactive de la France. Ce n’est absolument pas dans l’intérêt de notre belle province et de ses habitants que de risquer de dégrader ses magnifiques paysages naturels et de mettre en danger la santé publique avec un projet et une technologie dont on ne maîtrise toujours pas à l’heure actuelle les tenants et les aboutissements. La Lorraine n’a pas besoin maintenant d’être cataloguée comme centre d’enfouissement nucléaire. Il est de même tout bonnement inacceptable et intolérable de se servir du prétexte de crise économique pour affirmer et justifier le contraire. Bien que l’ANDRA annonce encore disposer d’une trentaine de candidatures, dont 6 en Lorraine, qui n’ont toutefois pas la même qualité géologique, ce n’est pas un hasard si sur les 3 115 communes du Grand Est présélectionnées d’office, à peine 42 (soit 1,35 % du total) avaient émis un avis positif, afin d’autoriser des investigations géologiques plus en profondeur. Et ce n’est pas les récents accidents et déclarations sur le nucléaire qui rassureront les Lorrains. Face à ce puissant désaveu, que l’ANDRA a d’ailleurs encore du mal à digérer, le calendrier de la construction du futur centre de stockage a d’ores et déjà et décalé. Enfin, rappelons que sur les 12 communes qui se sont depuis rétractées, il y a les deux villages de l’Aube d’Auxon et de Pars-lès-Chavanges. Sur le ban d’un de ces ceux-là, un dépôt nucléaire existe déjà. Et comme par hasard, ou pas, le taux de cancer a fortement augmenté dans les alentours en raison des couloirs de vent. Alors, à bon entendeur…
 
Lorraine : une motion contre les déchets nucléaires
 
Le conseil régional de Lorraine a dernièrement adopté une résolution exprimant clairement son opposition à la création d’un centre d’enfouissement de déchets radioactifs à faible activité et à vie longue (FAVL) sur notre territoire. Les BLE se félicitent d’une telle décision qui va dans le sens de leurs revendications, face à la constante pression exercée par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs). A noter que les régions et Etats limitrophes de la Lorraine ont à plusieurs reprises exprimé leur crainte de voir notre province devenir une terre à fort risque nucléaire, avec déjà la centrale nucléaire de Cattenom et le laboratoire de Bure. Ainsi, le Land de Sarre et le conseil parlementaire de la Grande Région ont officiellement fait part de leurs préventions, provoquées par l’appel à candidatures lancé en 2008 auprès de 3 115 communes, afin d’accueillir un centre d’enfouissement de déchets nucléaires. Alors qu’à l’automne 2008, quelques communes lorraines s’étaient portés candidates, elles se sont désormais et heureusement rétractées face à la contestation générale. Mais l’ANDRA, face à ce cuisant échec, a décidé de relancer sa prospection. Le combat continue donc pour la Lorraine.
 
 
Déchets nucléaires : Bonnet de retour à la raison
 
 
Les BLE tiennent à féliciter le conseil municipal de la commune de Bonnet, dans la Meuse, pour s’être prononcé à l’unanimité contre le projet d’enfouissement de déchets radioactifs sur le site de Bure. Une telle décision, même tardive, nous apparaît en effet courageuse et exemplaire. Les BLE invitent de même l’ensemble des 33 communes situées dans le périmètre de 10 km du laboratoire souterrain de Bure à faire de même, afin que la Lorraine ne devienne pas la poubelle nucléaire de la France. En cette période de fêtes de fin d’année, la décision du conseil municipal de Bonnet représente un beau cadeau fait au peuple lorrain, qui tient à être préservé des nombreuses incertitudes et des conséquences lourdes sur le long terme des projets d’enfouissement des déchets radioactifs sur notre beau territoire. Cette mesure porte enfin en elle un signe de résistance et d’espoir de voir notre combat aboutir.
 
 
Bonnet dit non à l’enfouissement des déchets nucléaires
 
 
Le conseil municipal de Bonnet, dans la Meuse, a dernièrement approuvé une délibération qui confirme son opposition à l'enfouissement des déchets nucléaires  dans le sous-sol communal, au nom du principe de précaution. Cette sage et lucide décision constitue un signal fort envoyé au gouvernement de Paris, à qui l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) a soumis une proposition de zone de 30 km² dite « d'intérêt pour la recherche approfondie » sur le territoire des communes de Bonnet, Bure, Ribeaucourt et Mandres-en-Barrois, entre Gondrecourt-le-Château et Montiers-sur-Saulx. Le maire de Bonnet, qui soutient la pétition lancée dans le village pour demander l'organisation d'un référendum local, ne désespère pas de parvenir à empêcher le stockage souterrain des déchets radioactifs, même s’il sait que nombre de ses homologues risquent d’être corrompus par l’ANDRA.
 
 
Déchets nucléaires en Lorraine : la sécurité passera après
 
 
Lors de sa dernière visite dans la Meuse, Henri Proglio, PDG d’EDF, n’a trouvé sur place que des encenseurs. Il faut dire que ce beau monde avait pris soin de s’enfermer dans un cordon de gendarmes des plus impressionnants. Aucun citoyen et aucune association n’ont donc pu émettre des critiques argumentées et donc poser des questions embarrassantes, mais pertinentes. Pourtant, de bien mauvaises choses pour la Lorraine et les Lorrains se trament en coulisse, le tout sous l’approbation ouverte des élus…
 
 
Selon le journal Les Echos, Henri Proglio aurait écrit une lettre au ministère français de l’environnement, car il s’inquiéterait de l’explosion des coûts de l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Car il est presque acquis désormais qu’EDF souhaite enfouir ses déchets « moyenne et haute activité vie longue » sur ce site. En effet, la facture officielle de 15 milliard d’euros passerait à 35 milliards, au vu des nouvelles normes de sûreté, sachant que ce chiffre ne serait « pas définitif ». Ce qui pose la question du coût réel d’un tel projet, en partie financé par les consommateurs d’électricité et les contribuables. En tout état de cause, 35 milliards d’euros, pour un pays qui n’a plus un sou vaillant en caisse, cela laisse tout de même perplexe !
 
 
En réalité, lorsque Monsieur Proglio pousse un tel coup de gueule, ce n’est bien entendu pas pour défendre le porte-monnaie des consommateurs-contribuables, mais bien pour se débarrasser au moindre coût des encombrants déchets de l’industrie nucléaire. En effet, il faut savoir que d’un point de vue légal, EDF doit financer 80 % du centre de stockage, contre 15 % pour le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Les autres producteurs de déchets comme Areva & Co se partageant le reste. Il n’est donc pas étonnant dans ce cas qu’EDF souhaite assurer lui-même la construction du projet de stockage profond des déchets nucléaires prévu dans la Meuse, alors que c’est actuellement l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) qui exerce la maîtrise d’ouvrage de la partie traitement des déchets nucléaires.
Entre sûreté et économie, le choix est donc vite fait, d’autant qu’en raison de failles géologiques locales, le projet d’enfouissement à Bure, si par inconscience il se faisait, ne serait pas … étanche. Par conséquent, la sûreté s’avère un mythe, ou pire, un mensonge.
(Sources : Communiqué de l’association CEDRA, Les Echos, Le Républicain Lorrain)
  
Commentaires (9)

1. BLE Fondation 28/12/2011

L’hérésie de l’ANDRA à Bure prolongée !

L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) a dernièrement obtenu la prolongation jusqu’au 31 décembre 2030 de son autorisation d’exploiter son laboratoire souterrain situé à Bure, dans la Meuse, selon un décret paru au Journal Officiel. Le document précise que « les investigations, expérimentations et essais en laboratoire souterrain ont pour objet de réunir les données nécessaires à l’exploitation d’un éventuel stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Les recherches menées doivent notamment permettre d’« approfondir la connaissance des phénomènes physico-chimiques, mécaniques et thermiques », de « développer, optimiser et mettre au point les méthodes de construction et d’exploitation d’un stockage » et de « mettre au point des méthodes de scellement des ouvrages et de remblaiement de galeries ».

Rappelons que l’ANDRA développe chez nous depuis 1998 un projet de « tombeau » des déchets radioactifs les plus dangereux produits en France par le nucléaire civil et militaire qui devrait être mis en service en 2025. Le Centre Industriel de Stockage Géologique (Cigéo) doit servir à confiner pendant des siècles plus de 100 000 mètres cube de déchets nucléaires à haute et moyenne activité radioactive et à vie longue (HA/MA-VL).

Le laboratoire de Bure est composé d’installations en surface (locaux administratifs, ateliers, laboratoires et bâtiment d’accueil du public), sur une superficie d’environ 17 hectares, ainsi que de plus de 700 mètres d’installations souterraines situées à 445 et à 490 mètres de profondeur.

Avec cette nouvelle phase, l’ANDRA entend désormais passer à « la démonstration » en vue d’une demande d’autorisation de construction du stockage prévue pour 2016.

Le Groupe BLE Lorraine est opposé depuis le début à l’édification de cette poubelle nucléaire française en terre lorraine.

2. BLE Fondation 11/11/2011

Malgré le soutien de son conseil municipal, le maire de Bonnet reste isolé parmi les élus du secteur. Sa commune de 217 habitants a beau être située sur la ZIRA (Zone d’Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie), et percevoir, à ce titre, des subventions à hauteur de 500 euros par habitant et par an, il demeure un opposant farouche au centre d’enfouissement (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/24/bonnet-dit-non-a-lenfouissement-des-dechets-nucleaires/). « Contrairement à ce que nous raconte l’ANDRA, le dossier n’est pas mûr. Mais le débat est clos avant même d’avoir eu lieu : l’enfouissement est devenu la solution unique », objecte l’édile.

Opposé sur le fond, il dénonce tout autant la méthode des pouvoirs publics, qu’il juge suspecte : « Je n’ai jamais vu des entreprises débarquer avec des valises de billets pour faciliter leur implantation. En général, c’est l’inverse qui se produit ». Pour lui, « acheter ainsi les consciences, c’est trop facile », soupire celui qui fustige aussi les rivalités exacerbées au sein de la communauté des 19 communes du Val d’Ornois, entre celles qui bénéficient des aides financières et les autres.

(Source : Le Républicain Lorrain du 25/08/2011)

3. BLE Fondation 04/05/2011

Si les déchets français sont enfouis à Bure, qui dit que la France n'acceptera pas de stocker les déchets d'autres pays, afin de faire un peu de business nucléaire au détriment de la Lorraine ? Pour certains, toutes les rentrées d’argent sont bonnes, non ?

4. BLE Fondation 16/03/2011

Entre la centrale nucléaire de Cattenom et ses 4 réacteurs au Nord, celle de Chooz dans les Ardennes à 150 km à l’Ouest de Longwy et celle de Fessenheim en Alsace à 140 km à l’Est d’Epinal, les possibilités d’échappatoire en cas de scénario catastrophe pour les Lorrains sont rares. D’autant plus qu’avec le futur centre d’enfouissement des déchets radioactifs à vie longue dans le Sud de la Meuse à Bure, nous serons complètement cernés. Le stockage devrait y démarrer en 2025. Une date à laquelle l’étau nucléaire se refermera définitivement sur la Lorraine.

5. BLE Fondation 16/03/2011

En raison de leur topographie accentuée, l’Alsace, et dans une moindre mesure la Lorraine, sont des territoires à sismicité modérée. Cela signifie que l’activité sismique y est régulière, mais essentiellement constituée de séismes de faible magnitude. Même s’ils sont parfois perçus par la population, ils engendrent rarement des dégâts. Ainsi, dans les Vosges, il y a tous les jours des séismes de magnitude 1 ou 2, des séismes de magnitude 3 plusieurs fois par an et un séisme majeur de magnitude 4,5-5, qui est perçu et fait quelques dégâts, tous les 4-5 ans. L’épicentre est essentiellement localisé au niveau des Vosges et de la Forêt Noire. On retrouve encore dans cette zone un système de failles tectoniques encore actives qui crépitent assez régulièrement. Par exemple, sur le versant occidental des Vosges, il y a un ensemble de failles qui créent de la sismicité. Le dernier séisme bien connu, proche d’une magnitude 5, est celui de Rambervilliers, survenu en février 2003. Rappelons enfin que la Lorraine avait été touchée en 1356 par un séisme qui s’était produit à Bâle et dont la magnitude a été estimée à 6,5 sur l’échelle de Richter.

6. BLE Fondation 27/01/2011

Les déchets nucléaires se sont dernièrement invités bruyamment dans la campagne des cantonales en Meuse, avec, au cœur de la polémique, le laboratoire de Bure. Ainsi, le maire de Verdun appelle à résister contre l’implantation de cette « poubelle nucléaire » à court terme, puisque la loi prévoit la mise en service du centre d’enfouissement dès 2025.

« Face à cette trahison condamnable qui insulte l’avenir en agressant notre jeunesse d’aujourd’hui et de demain, il n’y a plus d’autre solution que d’en appeler à l’opinion et à la mobilisation publiques ».

C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine appelle chaque Meusien et chaque Lorrain à résister encore et toujours, afin de préserver l’avenir de notre belle province et de ses générations futures.

7. BLE Fondation 29/10/2010

Déchets nucléaires en Lorraine : la sécurité passera après

Lors de sa dernière visite dans la Meuse, Henri Proglio, PDG d’EDF, n’a trouvé sur place que des encenseurs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/03/les-compensations-de-bure/). Il faut dire que ce beau monde avait pris soin de s’enfermer dans un cordon de gendarmes des plus impressionnants. Aucun citoyen et aucune association n’ont donc pu émettre des critiques argumentées et donc poser des questions embarrassantes, mais pertinentes. Pourtant, de bien mauvaises choses pour la Lorraine et les Lorrains se trament en coulisse, le tout sous l’approbation ouverte des élus…

Selon le journal Les Echos, Henri Proglio aurait écrit une lettre au ministère français de l’environnement, car il s’inquiéterait de l’explosion des coûts de l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/dechets-nucleaires/). Car il est presque acquis désormais qu’EDF souhaite enfouir ses déchets « moyenne et haute activité vie longue » sur ce site. En effet, la facture officielle de 15 milliard d’euros passerait à 35 milliards, au vu des nouvelles normes de sûreté, sachant que ce chiffre ne serait « pas définitif ». Ce qui pose la question du coût réel d’un tel projet, en partie financé par les consommateurs d’électricité et les contribuables. En tout état de cause, 35 milliards d’euros, pour un pays qui n’a plus un sou vaillant en caisse, cela laisse tout de même perplexe !

En réalité, lorsque Monsieur Proglio pousse un tel coup de gueule, ce n’est bien entendu pas pour défendre le porte-monnaie des consommateurs-contribuables, mais bien pour se débarrasser au moindre coût des encombrants déchets de l’industrie nucléaire. En effet, il faut savoir que d’un point de vue légal, EDF doit financer 80 % du centre de stockage, contre 15 % pour le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA). Les autres producteurs de déchets comme Areva & Co se partageant le reste. Il n’est donc pas étonnant dans ce cas qu’EDF souhaite assurer lui-même la construction du projet de stockage profond des déchets nucléaires prévu dans la Meuse, alors que c’est actuellement l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) qui exerce la maîtrise d’ouvrage de la partie traitement des déchets nucléaires.

Entre sûreté et économie, le choix est donc vite fait, d’autant qu’en raison de failles géologiques locales, le projet d’enfouissement à Bure, si par inconscience il se faisait, ne serait pas … étanche. Par conséquent, la sûreté s’avère un mythe, ou pire, un mensonge.

(Sources : Communiqué de l’association CEDRA, Les Echos, Le Républicain Lorrain)

8. BLE Fondation 29/10/2010

En réalité, quand Edf fait pousser un blockhaus à Bure pour y stocker ses archives, l’entreprise se fait en quelque sorte un cadeau à elle-même.

9. BLE Fondation 03/10/2010

Les compensations de Bure

ERDF a lancé plusieurs projets de « compensation » dans le cadre de la construction de son centre de stockage de déchets nucléaires, à Bure, dans la Meuse, pour lequel l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) poursuit ses investigations dans son laboratoire expérimental, à plus de 500 mètres sous terre.

Au programme figure donc un centre d’archives, un gros cube en rase campagne imaginé par le cabinet Lan Architecture. D’une superficie totale de 6 000 mètres carrés, dont 1 400 mètres carrés de surface au sol, ce dernier possédera 70 km de rayonnage. Le chantier, qui aura duré dix-sept mois, devrait s’achever cet automne. Le bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale), pour le moins futuriste, abritera les archives industrielles d’EDF pour les 150 prochaines années. Les travaux ont coûté 10 millions d’euros, dont 8,7 réalisés par des entreprises locales. Ce centre permettra de créer 16 emplois.

De même, à Velaines, près de Bar-le-Duc, une plateforme logistique devrait bientôt optimiser l’approvisionnement des pièces de rechange utilisées sur le parc nucléaire en France. Dans cette optique, un bâtiment de 45 000 mètres carrés, dont 39 000 pour le stockage, sera construit pour accueillir un million de pièces. A noter que cette plateforme devrait être opérationnelle début 2013 avec 60 emplois à la clé. 2 500 mètres de locaux supplémentaires, dont des salles blanches, seront par ailleurs réalisés. Ceux-ci seront dédiés à la conservation de composants électroniques. L’ensemble de cette opération représente un investissement de 30 millions d’euros.

En conclusion : super on se récolte les déchets radioactifs de la France et on obtient en échange un centre d’archives et une plateforme logistique ! Intéressant comme deal. A cause de la passivité du bon peuple lorrain, Paris et l’ANDRA font ceux qu’ils veulent. C’est open par ici. Quelle honte et quelle naïveté des élus qui conclu un tel pacte avec le Diable.

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