Une partie non négligebale du très riche patrimoine lorrain est en danger, faute de financement, d'autorisation ou encore de projet. Vous trouverez dans cete rubrique un aperçu non exhaustif des principales actions qu'il faudrait engager pour sauvegarder des monuments en Lorraine.
Longwy : le haut fourneau de Senelle en péril
Le 19 juillet 1991, le haut-fourneau 4 de l'usine de Senelle à Longwy-Herserange était dynamité. Il constituait la dernière pièce maîtresse de ce site sidérurgique qui employait encore des milliers d'ouvriers il y a 30 ans. Plusieurs associations se battent depuis vingt ans pour que ce patrimoine industriel, désormais appelé haut fourneau couché, soit mis en valeur. Alors qu'un golf est en cours de construction sur le site pour un montant de plus de 10 millions d'euros (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/08/02/golf-de-longwy-a-quand-la-fin-des-travaux/), 300 000 euros ne sont même pas débloqués pour repeindre la structure et s'en occuper. Aujourd'hui, elle se fissure et ses briques menacent de tomber. La mémoire ouvrière de ce fief rebelle ne doit pas être effacée.

La chapelle de Libdeau en péril !
La chapelle de la commanderie de Libdeau, située à la sortie de Toul sur la D611 menant à Dieulouard, est dans une situation catastrophique. Cet édifice du XIIème siècle est un des très rares témoignages templiers encore debout en Lorraine et l’un des mieux conservés. Malgré les vicissitudes de l'Histoire de la Lorraine, elle nous est parvenue presque intacte. La rareté des édifices architecturaux de cet ordre religieux en Lorraine en fait un joyau patrimonial de premier plan. Mais bien qu'inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 6 février 1995, elle souffre en silence des assauts répétés du temps.

La chapelle du Libdeau est en train de s'effondrer (Crédits photo : Olivier Petit)
S'il reste quelques sites templiers en Lorraine, celui du Libdeau est le plus pur dans sa transmission. Il constitue le seul véritable exemple d'architecture templière de la région. Cette commanderie était tournée vers la culture céréalière et avait une taille importante. La chapelle témoigne encore de cette grandeur passée qui fait aujourd’hui peine à voir. A priori utilisée comme entrepôt agricole, elle est devenue une annexe d'une exploitation.
La chapelle de la Commanderie de Libdeau est véritablement en danger et son état est alarmant faute d'entretien. La moitié du pan de la toiture donnant sur la route s'est effondré sur la voûte, laissant un trou béant propice aux infiltrations !
La difficulté d'identifier les propriétaires privés de ce monument empêche pour le moment toute tentative de restauration. C’est pour cela que le Groupe BLE Lorraine appelle les collectivités locales à prendre leurs responsabilités pour sauver la chapelle de Libdeau. Un lieu comme celui-ci serait, par exemple, idéal pour y entendre de la musique.
Grimont : un château à ressusciter
Le Pays Messin est connu pour ces ceintures militaires, ses églises et ses fermes fortifiées, mais moins pour ses anciens châteaux. Celui de Grimont est l’un d’entre eux. A l’époque de sa splendeur, il était aussi beau que celui de Courcelles à Montigny-lès-Metz (voir : http://www.obiwi.fr/voyage-decouvertes/carnets-de-route/83269-les-200-ans-de-montigny-les-metz), avec une façade comportant huit fenêtres, bordée à gauche et à droite de deux tours carrées, ainsi que d’une cour précédée d’un portail en pierre.
Au début des années 1970, le château était encore entier, avec quatre tours, dont deux qui commençaient à flancher. La tempête de 1999 a arraché la toiture. C’est à partir de moment-là que tout est parti en ruines à un rythme accéléré. La dernière tour a brûlé dans la nuit en 2005, dans l’indifférence générale.
Aujourd’hui, des promoteurs immobiliers ont racheté le site. Ils auraient obligation de reconstruire les façades à l’identique, un investissement très lourd. Car du château de Grimont il ne reste évidemment, et malheureusement, pas grand chose : des tours dévastées, des pans de murs à l’abandon et des tonnes de pierres de Jaumont posées en vrac dans l’ancienne cour. L’arrière de la demeure est lui aussi laissé aux ronces et aux orties. Difficile d’imaginer son allure d’autrefois. Pour cela, un panneau d’information serait d’une grande utilité. Il pourrait également narrer l’histoire du château Grimont : un premier édifice fut construit au XIVème siècle, dans lequel les Ecorcheurs logèrent en 1444. En 1720, des textes décrivent la bâtisse avec des fossés et un pont-levis. A la fin du XVIIIème siècle, les tours sont toujours rondes et les fossés remplis d’eau. Enfin, en 1870, Bazaine y aurait négocié la reddition de Metz…
Il faut sauver le fort de Queuleu !
Après vous avoir alerté sur la nécessité de sauvegarder le fort de Queuleu et sa casemate A (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/25/le-fort-de-queuleu-temoin-impenetrable/), à Metz, nous estimons devoir faire une nouvelle piqûre de rappel afin de sensibiliser les décideurs politiques face à l’urgence de la situation.

En effet, la casemate A du fort est en état pitoyable, un état indigne de l’héritage et du symbole de cet important lieu de mémoire. L’électricité est à refaire, le plafond tombe en ruine. Si rien n’est fait, là, maintenant, l’ouvrage continuera son agonie dans l’indifférence générale. Cette situation, qui met en danger les passionnés qui viennent découvrir les lieux, conduit bien entendu à une baisse du nombre de visites, pour d’évidentes raisons de sécurité. Cela entraîne logiquement une baisse des recettes pour l’association en charge de la promotion et de l’entretien de ce fort construit en 1870. Cette dernière lance ainsi un nouvel appel à l’aide. La mairie de Metz a dernièrement fait évaluer au travers d’un devis la réfection et la mise aux normes de l’électricité, ainsi que la conservation des lieux en l’état. Montant des travaux : entre 700 000 et 1 millions d’euros. Même si cela nous apparaît encore insuffisant, une telle décision pourrait au moins maintenir en vie l’ouvrage.
Le problème, c’est que personne ne veut payer ! Il faut dire que le fort appartient au ministère français de la défense et la casemate A à la Direction Départementale du Territoire (ex-DDE). Les choses sont pourtant simples à régler si tout le monde y met de la bonne volonté. Plus on attend, plus le fort risque de disparaitre et de sombrer dans l’oubli, emportant avec lui la mémoire de ceux qui y sont morts … et plus une éventuelle restauration coûtera chère ! C’est un véritable devoir que de transmettre un tel héritage aux nouvelles générations afin de ne pas oublier la barbarie nazie. C’est pour cela qu’il est impératif de restaurer ce fort. Rappelons qu’il y a une dizaine d’années, le conseil général de la Moselle s’était associé à la région Lorraine et au ministère français des anciens combattants, dans un premier projet de travaux et de création d’une salle muséographique. Mais la mairie de Metz n’avait pas suivi ! Si bien que les dégâts se sont aggravés et que le projet a été mis aux oubliettes.
Rappelons enfin que la casemate A du fort de Queuleu à Metz, unique camp d’interrogatoire en Moselle annexée, a vu enfermer 1 800 Mosellans. Depuis 65 ans, le SS Sonderlager est devenu un lieu de mémoire en péril, qu’il nous faut à tout prix conserver.
Hombourg-Budange : un joyau lorrain en danger
Le magnifique château d'Hombourg-Budange, non loin de la vallée de la Canner en Moselle, constitue un patrimoine véritablement en danger, un joyau menacé de destruction. Plus le temps le passe et plus la situation de ce majestueux monument empire.
Ancien château fort du XIIIème siècle, la demeure fut reconstruite à la Renaissance. Au XVIIIème siècle, une splendide aile d'architecture classique fut ajoutée à l'ensemble, dont la façade principale fut ornée d'un fronton. A plus d'un titre, le château d'Hombourg-Budange est donc un bijou lorrain d'architecture civile.

Malheureusement, le propriétaire du château ne semble absolument pas conscient de la valeur patrimoniale inestimable de l'édifice et de la perte inexorable dont il est le principal responsable. Il se refuse en effet à tout sauvetage et à engager des travaux de restauration d'urgence. Le château n'a ainsi fait l'objet d'aucune rénovation depuis plusieurs décennies, si bien qu'aujourd'hui une bonne partie de la toiture s'est effondrée. Le rez-de-chaussée, encore relativement bien conservé, est désormais menacé par les étages supérieurs. Un vrai désastre.
Si la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) est attristée de cette situation, les finances manquent et le propriétaire ne fait toujours rien. Pourtant, les moyens coercitifs existent, mais ils ne sont pas mis en œuvre, alors même que l'édifice est en partie classé Monument Historique.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point nous sommes écœurés par cette inaction et cet immobilisme. Honte au propriétaire. Laisser à l'abandon un tel monument, emblème et joyau du patrimoine lorrain, est un véritable scandale. Un véritable crime. Car dans ce cadre enchanteur, au détour de la vallée de la Canner, le château d'Hombourg-Budange pourrait tout simplement être le plus beau de toute la Lorraine et constituer un site touristique de premier ordre qui contribuerait à doper l'économie locale et à faire rayonner tout un territoire.
En attendant, il est du devoir de chacun de constater et de communiquer sur la qualité et l'état de ce trésor qui meurt sous nos yeux. Car plus de gens seront informés et sensibilisés du drame qui en train de se jouer, plus la sollicitation permettra l'émoi collectif et la prise de conscience de tous les enjeux de la part des simples citoyens comme des élus.
Si rien n'est fait, Hombourg-Budange, loin de la formidable destinée qui s'offrait à lui, sera dans les années, voire les mois à venir, la plus grande perte patrimoniale et architecturale de ce siècle en Lorraine.
Merci à Anthony Koenig de nous avoir alertés de ce problème et de l'urgence de la situation.
(Source : La Lorraine se dévoile, http://la-lorraine-se-devoile.blogspot.com/2008/03/chteau-dhombourg-budange-moselle.html)
Retrouvez également cet article sur : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/22/hombourg-budange-un-joyau-lorrain-en-danger/.
Sauvons le château de Saulxures-sur-Moselotte !
Les BLE ont décidé d’apporter leur soutient à l’association les Amis du château de Saulxures-sur-Moselotte dans les Vosges, qui milite comme elle peut pour sauver de la destruction un fleuron architectural du patrimoine lorrain surnommé le « Versailles vosgien » ou encore le « petit Versailles ».
Afin de sensibiliser l’opinion publique et les élus, l’association a dernièrement envoyé une lettre au ministère français de la culture et de la communication, au Parlement européen, à la DRAC de Lorraine, au conseil régional de Lorraine, au conseil économique et social de Lorraine, au conseil général des Vosges, à la préfecture des Vosges et à la communauté de communes de la Haute-Moselotte, et lancé une pétition sur internet.
Car aujourd'hui, le château de Saulxures-sur-Moselotte, construit sous le Second Empire entre 1854 et 1861 sur les plans de l'architecte Charles Perron, est tout bonnement menacé de démolition. En effet, son propriétaire privé a dû se résoudre à l'abandonner depuis les années 1970. Le projet d’une paysagiste prévoit d'en récupérer seulement les pierres et les statues pour les réinstaller dans une carrière de Travexin, à Ventron. Le démontage pourrait intervenir au début de l’année prochaine. Cependant, les superbes cariatides et atlantes de la façade ne sont pas sûrs d’être conservés. Il semblerait en effet qu’ils soient rongés par le salpêtre. D’autres projets envoient encore le château beaucoup plus loin comme en Allemagne ou aux Etats-Unis ! L'inévitable démolition serait désormais plus qu’une question de mois, voire de semaines.
Commandé par la veuve d'un riche industriel, ce château est pourtant un formidable témoignage de l’âge d’or de l’industrie textile vosgienne. Il n'a ainsi rien à envier à ceux des maîtres de forge du Nord de la Lorraine, que ce soit au niveau de ses dimensions, de son architecture ou de sa décoration. Parquet en marqueterie, larges cheminées en marbre de carrare, escalier d’honneur monumentale recouvert d’un tapis rouge, somptueux plafonds peints par Félix Haffner, sculptures multiples, grandes tapisseries, rien n’avait été trop beau pour la construction de cet édifice de style Louis XV, réalisé par les plus grands artistes de l'époque. Les grilles, œuvres de Desforges, Brochon et des frères Festugières étaient les copies de celles de la place Stanislas à Nancy. Mieux, elles s’ouvraient sur un perron flanqué de quatre splendides cariatides, immortalisant les quatre saisons, que l’on doit au sculpteur Georges Clère, un des décorateurs du nouveau Louvre de Napoléon III. A l'origine, deux grandes verrières reliaient le bâtiment principal aux deux dépendances. Un ravissement pour les yeux.
Transmis aux générations suivantes, le château a finalement été abandonné en 1972. Il y a bien eu quelques projets de reprise mais aucun n'a abouti. Il était pourtant prévu d'y transférer la maison familiale de la commune, mais les collectivités locales subventionnaient uniquement les constructions neuves à l'époque. Au bout du compte, la toiture du château s'est effondrée, tout comme les plafonds. Les intempéries ont achevé le travail. Les grilles ont disparu. Le pillage et le vandalisme ont dépouillé l'édifice de tout ce qui était précieux à l'intérieur. Il y a quelques années, la mairie a même dû prendre un arrêté de péril, contraignant le propriétaire à fermer l'accès au site. Depuis quelques semaines, les arbres qui cachaient la façade ont été coupés pour laisser place à un véritable paysage de désolation. Le château tombe en ruines. Malgré cet état de délabrement avancé, le gros œuvre est encore en très bon état avec son soubassement en énormes blocs de granit, ses parements en grès rose des Vosges et ses nombreuses sculptures.
Depuis 1984, le château est inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Il n’est donc pas classé. De ce fait, l’Etat français ne peut pas imposer d’y entreprendre des travaux. Pourtant, les prototypes des cariatides en plâtre sont conservés au Louvre.
Ce patrimoine inestimable ne doit pas être perdu. Sa mémoire mérite beaucoup mieux que la destruction pure et simple.
Si rien n’est fait, il ne restera donc plus que les images pour se souvenir de l'épopée de l'industrie textile dans les Vosges. Après les emplois et les usines, le textile vosgien n'aura même pas pu sauvegarder son patrimoine architectural...
Afin de ne pas laisser le château de Saulxures-sur-Moselotte tomber dans l'oubli, les Amis du château ont donc lancé une pétition sur internet. Elle a déjà recueilli près de 2 000 signatures. Ainsi, tout est faisable, ce n’est qu’une question de volonté politique.
Si vous aussi vous n’acceptez pas de voir raser le patrimoine lorrain et que voulez comme nous changer les choses, signez et faites signer la pétition en ligne: http://www.petitionduweb.com/Sauvons_le_chateau_de_SaulxuressurMoselotte-4921.html.
Merci de votre soutient et de votre collaboration.
(Source : les Amis du château de Saulxures-sur-Moselotte)
Retrouvez également cet article sur : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/15/sauvons-le-chateau-de-saulxures-sur-moselotte/.
Le château de Saulxures-sur-Moselle réhabilité ?
Alors que la pétition continue de circuler et approche aujourd’hui les 3 000 signatures, le Petit Versailles vosgien pourrait trouver une seconde vie et ainsi échapper à la démolition (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/15/sauvons-le-chateau-de-saulxures-sur-moselotte/). A condition toutefois de convaincre le propriétaire des lieux, à savoir le groupe Incopar, à qui appartiennent les Filatures de Tissages de Saulxures, autrement François Vandamme. Selon plusieurs sources concordantes, cette bâtisse d’exception pourrait être réhabilitée en salle de spectacle, résidence d’artiste et musée, conformément au projet de l’association des Amis du château. Restera encore à savoir si le Petit Versailles vosgien pourra être sauvé de la ruine grâce à ce projet qui devrait répondre aux normes HQE (Hautes Qualités Environnementales). Affaire à suivre.
Retrouvez cet article sur : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/24/le-chateau-de-saulxures-sur-moselle-rehabilite/.
Un vénérable monument à sauver de l'abandon
L’abbaye des prémontrés de Notre-Dame de l'Étanche, à ne pas confondre avec l'abbaye cistercienne du même nom qui se trouve dans les Vosges, fut fondée au XIIème siècle par l’abbé de Belval dans un vallon écarté à proximité du village de Deuxnouds-aux-Bois dans la Meuse. Dans son voisinage, s'élevait aux origines un couvent de femmes, lui aussi de l'ordre des Prémontrés. Mais ce dernier disparut par la suite. Bien que modeste, cette abbaye possédait cependant le prieuré de Benoîte-Vaux, célèbre lieu de pèlerinage lorrain. Entièrement réduite en cendre par les mercenaires suédois, alliés du roi de France pendant la Guerre de Trente Ans, l’abbaye fut reconstruite en 1743 avec une aile à neuf cellules. La chapelle fut quant à elle achevée en 1770. Cette dernière ainsi que le bâtiment conventuel ont été classés monuments historiques en 1984. Actuellement, Notre-Dame de l'Étanche est à l'abandon et fait malheureusement grand-peine à voir. Un véritable scandale, une honte, quand on se souvient de toute la beauté et la noblesse de l’édifice. Comme vous pouvez le voir ci cette photo prise en 2007, l’intérieur de l’église est petit à petit dévoré par dame nature. Pire, le site apparaît presque comme un véritable taudis. Incroyable. Lamentable. En effet, aujourd’hui tout a été pillé, des grandes cheminées traditionnelles, des dallages aux ornements des fenêtres en passant par les grilles de fer forgé, les planchers, les portes de chênes ou encore la rambarde et les balustrades. Les caves voutées servent de lieux de squats et des barbecues ont même été organisés sur le site quand ce ne sont pas des raves de teuffers ! L’abbaye de Notre-Dame de l’Etanche ou la lente et horrible agonie d’un endroit autrefois splendide… Il apparaissait dès lors inconcevable de ne pas vous alerter de ce véritable drame pour ce qui est du patrimoine lorrain. Il semble de même incroyable que les différentes collectivités locales ne réagissent pas face à ce désastre et ne restaurent pas ces vénérables bâtiments. Le site pourrait pourtant devenir un des piliers du tourisme local et pourrait par exemple organiser des animations et des itinéraires de découverte. Pourquoi ne pas de même transformer l’abbaye en chambres d’hôtes, en structure d’accueil de séminaires et autres réunions ?
Le problème, c’est qu’un acheteur belge s’est porté acquéreur du domaine il y a de cela plusieurs années, au temps où l’édifice avait encore toute sa splendeur, et l’a laissé depuis à l’abandon et en proie aux pillages. Des gens ont pourtant bien essayé de racheter la magnifique bâtisse, aujourd’hui en ruine. En vain. Rien à faire, le maudit Belge ne veut apparemment pas lâcher son affaire et on ne comprend pas pourquoi. Compte-t-il y trouver le trésor des Templiers ou quoi ? Toujours est-il qu’à défaut de restaurer le site immédiatement, le conseil général de la Meuse ou même le conseil régional de Lorraine pourraient au moins faire le forcing afin de protéger et de sécuriser les lieux avant qu’un gamin ne se blesse ou se tue sur un bout de ferraille ou avec des injections de drogués ! Faut-il donc toujours et éternellement attendre qu’un accident survienne pour agir ? Il convient donc aux collectivités de prendre leur responsabilités, une fois n’est pas coutume, et de sauver ce qui peut encore l’être. Alors, que le plan de relance du gouvernement français distribue ça et là de l’argent pour entamer des travaux de restauration, c’est peut-être le moment ou jamais de sauver la vénérable abbaye de Notre-Dame de l’Etanche.
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Jussy: qui veut bien restaurer le Goglo ?
Autrefois fière bâtisse dont le nom serait d’origine gauloise située sur le ruisseau de Montvaux, le Goglo de Jussy dans le Pays Messin ne semble être que le pâle reflet de son glorieux passé. Taguée, saccagée par des hordes de vandales désormais sous les verrous, l’ancienne ferme-château, qui comme tant d’autres, a fait la réputation bourgeoise du Pays Messin, a vu ses dernières issues murées, afin de la protéger de l’extérieur. Alors qu’à l’époque de sa splendeur, autour d’une cour, fermée par un grand portail, se dressaient trois bâtiments. La maison de maître, dont certaines pièces en enfilade prennent le jour des deux côtés, à l’instar de château de Courcelles à Montigny-lès-Metz, présente une construction dite en lanterne. De nos jours, le Goglo cherche son sauveur, un bienfaiteur qui pourrait le restaurer, par exemple en gîte rural ou en habitation pour deux ou trois familles. La bâtisse mériterait d’ailleurs de retrouver ses meurtrières rondes datant de la seconde moitié du XVIème siècle, son magnifique toit pointu en ardoises à quatre pans, aujourd’hui disparu, ainsi que son pigeonnier réservé sous l’Ancien régime aux aristocrates. D’une façade très simple, bien exposée plein Sud, l’ensemble est enfin implanté sur une belle surface de terre. Puisse la maison-forte retrouver sa splendeur d’antan, synonyme de périodes fastes et riches. Alors à bon entendeur, sauveurs du patrimoine lorrain…
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Le cimetière de l'Est en péril
La Fondation du patrimoine attire notre attention sur certaines sépultures du carré historique du cimetière de l’Est à Metz qui ne cessent de tomber en ruine. Si rien n’est fait rapidement, c’est toute une partie de l’histoire de la ville qui disparaîtra. En effet, il est des tombes monumentales qui constituent un témoignage unique de l’histoire des goûts, de la cité et des grandes familles. Des monuments ont ainsi parfois été dessinés par de grands artistes du XIXème siècle dans les styles néo-égyptien, néo-grec, néo-romain, ou encore néo-gothique. Tout ceci fait du cimetière de l’Est un lieu d’exception, une sorte de Père Lachaise lorrain que l’on visite pour se plonger dans l’histoire de la ville. Malheureusement, cette richesse inestimable est en train de se dégrader à grande vitesse. Certains monuments ont besoin d’une restauration immédiate avant que leur dégradation ne devienne trop importante, voire irréversible. Dans cette optique, la Fondation du patrimoine envisage de lancer une grande souscription afin de financer la restauration de ces sépultures. Mais cela ne suffira pas, le besoin et l’appui de la ville de Metz, du département et de mécènes se font sentir. Reste encore à contourner l’obstacle juridique, dans la mesure où ces tombes sont la propriété de familles de défunts. Or certaines de ces familles sont très loin de Metz ou ont tout simplement disparu. Avec le réaménagement de la crypte de la cathédrale, la restauration du carré historique du cimetière de l’Est constitue la priorité de la Fondation du patrimoine à Metz.
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Autant de trésors à mettre en valeur
Metz, ville aux 3 000 ans d’Histoire, est l’une des cités les plus anciennes et les plus riches d’Europe en matière de patrimoine. Au point de ne plus savoir quoi faire de tous ses monuments ! Petit tour d’horizon de ces joyaux en déshérence à remettre an vie. Et, de la tour Camoufle à la Porte des Allemands, en passant par les greniers des Antonins et de Chèvremont, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du boulot…
Alors que d’ici un an à peine, le fameux Centre Pompidou-Metz est appelé à devenir le véritable fer de lance du rayonnement culturel messin, nombre de fières bâtisses de la cité ne sont aujourd’hui plus que de belles coquilles vides. A tel point que dans le milieu de la culture, on se demande si au final, Pompidou ne mobiliserait et n’accaparerait pas tous les budgets.
Commençons par le château d’eau de la gare, un des édifices majeurs du Quartier Impérial. Alors que son rez-de-chaussée sert de parking à des vélos de location, son sommet, qui offre pourtant une vue à 360° imprenable sur toute la ville, est malheureusement fermé aux visiteurs. Une antenne d’informations sur la Quartier Impérial pourrait très bien y prendre place, de même qu’une résidence pour artistes, ou tout simplement un belvédère… C’est justement ce qui manque le plus à Metz, l’exploitation des hauteurs de certains édifices, comme de certaines parties souterraines, qui offriraient ainsi des parcours et de visites originaux. Vestige des anciennes fortifications qui entouraient la ville, la tour Camoufle édifiée en 1437 et qui se dresse sur l’avenue Foch, a abrité un temps la cellule régulation et signalisation lumineuse avant d’être restaurée et désertée. Afin de lui redonner vie, certains proposent qu’un comité de soutient à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO vienne s’y installer. Une exposition permanente inhérente à l’urbanisation du Quartier Impérial serait également la bienvenue dans ses murs. Continuons notre tour d’horizon avec le cas des greniers de Chèvremont et des Antonins. Ces deux immenses bâtisses méconnues sont pourtant exceptionnelles du fait de leur rareté. En effet, des trois greniers à grains d’Europe, après la destruction de celui de Nuremberg, il ne subsiste que ces deux là, à Metz, et entièrement restaurés qui plus est. Le premier abrite en son rez-de-chaussée une infime partie des immenses collections des Musées de la Cour d’Or, alors qu’il pourrait leur offrir 4 niveaux d’une superficie totale de 1 600 mètres carrés. Le second est censé appeler à accueillir la DRAC (Direction Régionales des Affaires Culturelles). C’est en tout cas ce que signale désespérément la plaque apposée sur son fronton. Mais à l’heure actuelle, il n’y aurait plus de déménagement de prévu. De toute manière, même si c’était le cas, il faudrait trouver autre chose pour les bâtiments de la place Saint-Etienne. Arrêtons-nous maintenant au niveau du château-porte des Allemands. Datant du XIIème siècle, l’édifice est en effet l’un des derniers exemples du genre en Lorraine et dans toute la France. Une fierté, un véritable joyau qui pourrait encore plus profité au quartier Outre-Seille, par exemple en devenant une vitrine de maître d’art. De même, non loin de là, mis à part son rez-de-chaussée, la Maison de Rabelais n’est en aucune mesure mis en valeur. Et ce pour des raisons de sécurité, paraît-il… Cependant, cette dernière referme une fenêtre géminée romane uniquement visible à l’intérieur du premier étage. Enfin, même s’ils ne sont pas visibles, les WC publics de la place Saint-Jacques existent bel et bien, dans la partie souterraine de la place. Fermés depuis des lustres bien que restaurés en l’état, ils s’étalent sur plus de 100 mètres carrés. Aussi insolite soit-il l’endroit est depuis désespérément inutile. Pourquoi ne pas alors en faire un refuge 5 étoiles pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle ?
Notre visite des monuments oubliés par la municipalité messine est terminée, mais elle aurait très bien pu continuer du côté du palais abbatial et du jardin Saint-Arnould, de l’ancien Palais des rois d’Austrasie, de la basilique Saint-Vincent, des églises des Trinitaires, des Petites Carmes et de Saint-Livier, des chapelles de l’Ancienne Miséricorde, de Sainte-Constance et de Saint-Nicolas, de la plus petite maison de Metz située en Nexirue, du clocher du temple de Garnison, du fort de Belle-Isle, mais également du pavillon Blondel et des fossés du bastion royal de la citadelle.. Bref, les monuments oubliés ne manquent pas à Metz pour ceux qui tentent actuellement d’en dresser l’inventaire. Il faudrait vraiment que certains agissent et se décident à leur trouver une nouvelle ambition. Qui a dit que le maire actuel s’intéressait au patrimoine ? Qu’il nous le prouve une fois pour toute !
Retrouvez cet article sur: http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/08/16/autant-de-tresors-a-mettre-en-valeur/
1. 16/10/2011
Est-ce la fin pour le Fort de Queuleu ?
Le site de cet ancien fort militaire transformé en camp de concentration par les Nazis menace de tomber en ruines. Si son sauvetage ne se fait pas maintenant, il disparaîtra à jamais de la mémoire collective. C’est pourquoi il faut sauver le Fort de Queuleu !
Yeux bandés et mains liées, plus de 1 800 personnes ont été enfermées par la Gestapo au Fort de Queuleu, à Metz. Mais 66 ans après, cela n’intéresse plus personne. En effet, la plupart des jeunes et de nombreux Messins ne connaissent ce site exceptionnel que pour son parcours de santé au milieu d’impressionnants casernements en pierre de Jaumont à semi-enterrés.
Pourtant la situation est grave pour l’ouvrage. Il est désormais urgent de réaliser des travaux de sécurité en raison de son effondrement, ce qui ne permet plus de visites. Les opérations portes ouvertes sont également supprimées pour les mêmes raisons. Il ne s’agit même plus d’en faire un musée, malheureusement, tellement les frais de restauration se sont alourdis au fur et à mesure de l’indifférence des uns et des atermoiements des autres, mais juste de rénover en partie la casemate A, qui est dans un état de détérioration avancée. Les hourdis de l’ouvrage, commencé en 1868 par les Français et achevé par les Prussiens, sont infiltrés d’eau et des plaques entières de plafond s’effondrent régulièrement. Le fort se meurt des tergiversations. Chacun se renvoie la responsabilité du blocage et au final, rien ne se fait. Un projet de sauvetage a en effet échoué il y a une dizaine d’années, car le Conseil Général de la Moselle n’avait pas voulu s’engager financièrement. Puis, au début des négociations avec la municipalité, plusieurs malentendus ont empoisonné les relations entre les divers « partenaires ».
L’ancien maire de Metz, Jean-Marie Rausch, ne s’intéressait pas à cette cause. Dominique Gros, guère plus, alors même qu’il avait affirmé sa volonté de sauver le fort lorsqu’il était dans l’opposition. Une estimation chiffre les travaux à 700 000 euros. C’est tout simplement le prix d’une Nuit blanche, un évènement éphémère, alors que le Fort de Queuleu a, lui, plus de 140 ans.
Il ne reste aujourd’hui plus qu’un seul survivant parmi les quelques personnes ayant réussi à échapper à la barbarie du nazisme au fort. Si ce dernier disparaît de la mémoire collective, il ne restera plus en Moselle que la Ligne Maginot comme témoin de la Seconde Guerre Mondiale.
C’est pourquoi le Groupe BLE Lorraine estime que cette affaire est un véritable scandale perpétré par d’infâmes imposteurs qui ont encore le culot d’assister aux cérémonies de commémoration qui se déroulent chaque année au Fort de Queuleu en la mémoire des victimes. Un tel lieu a pourtant le potentiel d’accueillir des dizaines de milliers de visiteurs par ans, pour peu qu’il soit revalorisé et mis en valeur, ce qui signifierait autant de retombées économiques pour la ville et son agglomération et rentabiliserait rapidement l’opération de sauvetage. Le Groupe BLE Lorraine entend par conséquent en faire un site majeur du tourisme mosellan.
2. 05/09/2011
OK, merci beaucoup pour votre aide.
3. 04/09/2011
Malheureusement je n ai pas d informations du tout je n ai rien trouvé sur internet peut être que la mairie pourra m en apprendre un peu plus j irai me renseigner tout ce que je sais c est que l actuelle propriétaire vivrait à paris mais sans être sur qu elle vive encore je n ai pas son nom .afin je vais essayer à la mairie je verrai bien.
4. 03/09/2011
Bonjour,
Merci de votre vigilance, intérêt et alerte. Il y a très peu de renseignements sur cette bâtisse, peut-être avez plus d'informations à nous communiquer ?
Bien à vous,
BLE Fondation.
5. 02/09/2011
Bonjour ,je vous ecris pour vous faire part d une demeure à granges sur vologne dénommée par les graingeauds le château ancel.demeure privée à l abandon ,ouverte aux vents et aux pilleurs.ça me chagrine de la voir ainsi . Je suis sûr qu elle fait partie du patrimoine historique de granges par le lien qu elle possède avec la famille ancel célèbre famille d industriel du textile
6. 09/08/2011
Patrimoine : le barrage de Maxonchamp une nouvelle fois remis en cause par le préfet des Vosges
On croyait le barrage de Maxonchamp sauvé, l’affaire juridiquement close, grâce notamment à l’exhumation d’un document historique, à savoir la carte de Cassini, datant du XVIIème siècle, mais un nouveau rebondissement s’est dernièrement produit.
En effet, alors qu’en avril dernier, la cour administrative d’appel de Nancy, saisie d’un recours déposé contre une décision du tribunal administratif de Nancy, avait accordé à la société Jarménil Hydroélectricité le droit de conserver le barrage sur la Moselle et par conséquent de produire de l’énergie hydroélectrique, voilà que le préfet des Vosges s’entête.
Comme en 2008, il a décidé de mettre en demeure l’entreprise de procéder à la destruction du barrage, au motif que celle-ci n’a pas déposé de demande expresse d’utilisation du cours d’eau. La demande avait été faite par le précédent propriétaire de l’ouvrage situé à Rupt- sur-Moselle. La société Jarménil, qui n’a pas l’intention de détruire le barrage, mais au contraire de le remettre en état, pour produire une énergie propre, n’a pas tardé à réagir par la voie de son avocat. Ce dernier a ainsi aussitôt déposé une requête en référé pour suspendre l’arrêté et le contester sur le fond. Il rappelle la décision de la cour administrative d’appel de Nancy et un peu d’histoire aussi : « le Moulin de Maxonchamp et son barrage, dont l’existence est prouvée antérieurement à la Révolution française de 1789, bénéficient d’un droit fondé en titre à l’usage de l’eau ». Il ajoute enfin qu’il n’a pas été prouvé que le barrage constitue un obstacle au bon écoulement des eaux de la Moselle.
7. 20/07/2011
Le château de Grimont va être entièrement réhabilité, afin d’accueillir une vingtaine de logements aidés.
8. 03/07/2011
De l’horreur du camp de transit du Ban-Saint-Jean
De 1941 à 1944, le Ban-Saint-Jean, près de Boulay-Moselle et de Creutzwald, a été un camp de transit nazi pour prisonniers soviétiques. Il a été reconnu comme le lieu d’extermination le plus important de France.
En effet, plus de 23 000 corps y ont été enterrés dans 204 fosses communes. Selon le gouvernement français, il y aurait eu 2 879 victimes exhumées. Les autorités allemandes ont quant à elle avancée le chiffre de 28 000 morts sur les 300 000 prisonniers qui y ont transités.
Aujourd’hui, on sait que les corps ont été recouverts de chaux et de chlore. Les anciens des villages environnants parlent eux de l’existence d’un four crématoire. Cela dit, le Ban-Saint-Jean était un camp de transit, non de concentration et d’extermination. Sa gestion a néanmoins suivi les idéaux nazis. Les dirigeants du Troisième Reich faisaient en effet d’une pierre de coups, puisque les prisonniers soviétiques constituaient une main d’œuvre gratuite et surabondante pour leur industrie. Par ailleurs, avec les maladies, la malnutrition et la mort, cela faisait autant de Slaves en moins.
A noter que cette zone de 115 hectares appartient de nos jours à l’Etat français et fait office de camp militaire. Son accès est interdit. En raison des atrocités qui s’y sont déroulées au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le Groupe BLE Lorraine estime qu’elle mériterait d’être aménagée en lieu de mémoire, de recueillement et de souvenir, afin de sensibiliser les nouvelles générations à cette Histoire et de permettre aux experts de poursuivre leurs travaux de recherche sur ces sinistres évènements. Car le lieu est désormais inconnu du grand public, alors qu’il pourrait constituer une étape d’un sentier mémorial sur les horreurs perpétrés par les Nazis en Lorraine, tout comme l’ancienne usine à V2 de Wittring par exemple (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/08/le-secret-des-entrailles-de-wittring/).
9. 02/07/2011
Le carreau du Puits Simon a Forbach est aussi dans un etat plus que pitoyable!!!
10. 12/06/2011
Pour une mise en valeur du château de Bouzey
Dombrot-sur-Vair, petit village de l'Ouest vosgien, abrite la seigneurie de Bouzey depuis des siècles. Si le château primitif fut détruit pas les Français au cours de la Guerre de Trente Ans, il subsiste encore une partie de la demeure, un peu à l'écart du cœur du village. Celle-ci a été construite au début du XVIIème siècle dans un style Renaissance tardif plus proche du château de plaisance que de la forteresse. Les visiteurs peuvent ainsi apprécier deux pavillons dans un cadre romantique propice à la promenade et à la villégiature.
Si l'édifice n'est pas menacé, il mériterait cependant d'être mieux mis en valeur, d’autant plus qu’il ne bénéficie d'aucune protection de la part des Monuments Historiques.
11. 25/04/2011
La maison de Verlaine est sauvée !
Le maison située au 2, rue Haute-Pierre à Metz, où Paul Verlaine naquit en 1844, pourrait devenir un lieu dédié au poète grâce à un généreux donateur.
En janvier 2011, la présidente de l’association Les Amis de Paul Verlaine avait engagé un véritable combat, afin de sauver la maison où les Verlaine vécurent sept ans (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/01/30/faire-de-la-maison-de-verlaine-un-lieu-culturel/). La présidente déterminée avait alors alerté en vain les institutions publiques. La mairie de Metz lui avait même signifié que l’appartement ne l’intéressait pas. C’est finalement grâce à internet et à l’action du Groupe BLE Lorraine, qui a assuré le relais de la souscription qui visait à collecter les fonds nécessaires à l’acquisition de l’appartement, que la demeure a pu être sauvée. L’appel fut ainsi entendu par Gérard Lhéritier, un Nancéien fortuné, qui a signé un chèque de 150 000 euros par le biais de sa société d’expertise en lettres et manuscrits et du Musée des lettres et manuscrits qu’il a fondé à Paris. Un mécène providentiel qui a permis aux Amis de Paul Verlaine de signer une promesse de vente le 30 mars. L’achat de 215 000 euros devrait maintenant être prochainement finalisé.
Notre organisation ne peut que se féliciter d’avoir contribué à cet heureux dénouement. Le Groupe BLE Lorraine a ainsi montré une fois de plus son attachement à la valorisation, à la promotion et à la sauvegarde du patrimoine lorrain par les différents engagements et actions qu’il met en œuvre.
Merci de votre aide et de votre soutien. Ensemble nous pouvons donc changer les choses et agir concrètement sur le réel.
12. 01/02/2011
Bonsoir,
Merci pour votre message.
Nous allons demander à un juriste et nous vous tiendrons au courant si nous avons une réponse.
Bien à vous,
BLE Fondation.
13. 01/02/2011
Bonjour et un grand bravo pour votre site et vos luttes!
voici ma question : une commune peut-elle inciter activement un propriétaire qui laisse à l'abandon une belle demeure du XIXe directement liée à son histoire,à entreprendre des travaux de sauvegarde? De quels outils juridiques et administratifs dispose t'elle (si il y en a!) ? Cette demeure ne présente pas de péril pour les habitants, puisqu'au centre d'une vaste parcelle (ancien parc). Par contre, son état d'abandon total (le propriétaire occupe une autre maison située plus loin) risque d'entraîner la ruine.....Merci de vos réponses!
Gil Gianone
14. 10/12/2010
Le château de Hombourg-Budange bientôt ressuscité ?
Le Groupe BLE Lorraine avait fait part de son émoi, de sa tristesse et de son incompréhension face à la décrépitude avancée du château de Hombourg-Budange, situé dans le cadre enchanteur et bucolique de la vallée de la Canner entre Metz et Thionville. Des articles avaient ainsi été mis en ligne sur notre site principal (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/22/hombourg-budange-un-joyau-lorrain-en-danger/), sur BLE Obiwi (voir : http://www.obiwi.fr/voyage-decouvertes/tourisme-solidaire/85958-hombourg-budange-un-joyau-lorrain-en-danger?v=1552d10b23f3713b902b750ccff7d94e) et ici même, afin de faire bouger les choses en Lorraine.
Et celles-ci ont fini par s’activer puisque M. Arthur de Mortemart, fils du comte et nouveau propriétaire des lieux, sans aucune fortune, a décidé de tout mettre tout en œuvre pour mener les travaux d’urgence qui s’imposent à la sauvegarde de cet illustre monument. Ce verrou débloqué a permis de faire exploser tous les autres pour sauver le château. Ainsi, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) de Lorraine a pris le relais pour monter un plan de financement qui permettra, dans un premier temps, de mettre le bâtiment hors d’eau et de le consolider, avant de mener les études préalables nécessaires à sa restauration. Une grande partie du toit devrait ainsi être protégée par une couverture provisoire qui sera mise en place dans les prochaines semaines. Par ailleurs, un accord devrait être signé avec la Demeure historique. Celui-ci vise à ouvrir au mécénat le vaste chantier qui s’annonce. Particuliers et entreprises devraient donc pouvoir participer au financement du projet s’ils le désirent.
Pourtant, aucune somme n’a été pour le moment avancée. Il en est de même de l’estimation de la durée totale des travaux. Tout au plus Arthur de Mortemart parle-t-il de créer un hôtel-restaurant, un lieu d’art ou de repos. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais plutôt l’argent. Le château de Hombourg-Budange n’est donc pas prêt de retrouver sa splendeur d’antan.
Rappelons que la demeure constitue cependant l’un des plus grands et plus beaux châteaux de Lorraine. C’est ancien château fort du XIIIème siècle fut en effet reconstruit à la Renaissance. La configuration de trois de ses quatre ailes ou encore les meneaux présents sur le château le confirment. Par ailleurs, l’édifice comporte également une magnifique façade principale classique du XVIIIème siècle avec un beau fronton qui la surplombe. L'édifice est enfin classé Monument Historique.
Il convient néanmoins de rendre hommage à Anthony Koenig, Lorrain passionné du patrimoine de notre beau pays, pour sa contribution à la sauvegarde du château de Hombourg-Budange. Mais, si comme l’affirme un hebdomadaire local, Anthony Koenig serait le « César » de la Lorraine sur ce coup-là, le Groupe BLE n’en serait pas moins que la garde prétorienne.
C’est pourquoi, cette nouvelle, aussi réjouissante soit-elle, ne doit pas éclipser le fait que d’autres monuments lorrains, autrefois rayonnants, se meurent dans l’indifférence générale. Nous nous efforçons ainsi de vous en faire part sur le site de notre Fondation.
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